OPERATION "GODORIA"

Le role primordial des transmissions

En matiere d'aide au commandement, le bataiilon etait confronte a trois imperatifs : soutenir les transmissions de l'Etat-major, renforcer les elements Daguet venue de l'Arabie saoudite voisine epauler les FFDJ, et armer son reseau interne. Tel etait le challenge de la "CTQG". L'articulation des forces sur le terrain, les elogations et le suivi des elements du bataillon, ont necessite le deploiement de la totalite des stations de la CT. Les equipages travaillant dans des conditions rellement difficiles et le plus souvent dans un superbe isolement ont, une fois de plus, apporte la preuve evidente de la rusticite et du savoir-faire des transmetteurs du bataillon.

L'experience de l'aide humanitaire

S'il est un domaine ou le role du 10e a ete preponderant, c'est bien celui de l'aide humanitaire ; indirectement, d'une part, puisque l'essentiel de son effort logistique etait consenti au profit du flot des refugies, directement d'autre part, par les actions specifiques qu'il a eu a conduire.
Dans le cadre de l'operation TOTEM, le bataillon eut a accueillir, heberger et alimenter 70 ressortissants, francais, anglo-saxons et italiens pour la plupart evacues d'Addis Abeba et de Dire Dawa par nos transall ; ils arriverent a Djibouti dans le denuement le plus complet et dans l'etat de choc que l'ont peut imaginer. Aussi, les personnels du bataillon ont-ils redouble d'attentions pour leur procurer reconfort avant de les remettre aux bons soins de leurs consulats respectifs.
Simultanement, sur le terrain, un element du bataillon, aux ordres de l'adjudant-chef Collin, etait place en soutien direct d'une colonne heteroclite et misereuse de 4 500 refugies ethiopiens. Entre Doumeira et le Grand Bar, 300 km  plus loin et une semaine plus tard, Collin et ses homme, mais aussi tous ceux qui regulierement amenaient les recompletements depuis Djibouti, se sont depenses avec un devouement admirable et un sens de l'humain exceptionnel, pour procurer l'eau et le pain tout simplement essentiels a la survie d'une foule totalement demunie.

Un arsenal impressionnant

Si aux frontieres le 5eme RIAOM et la 13eme DBLE arretaient et desarmaient par gros bataillons ce qu'il restait de l'armee ethiopienne, a l'arriere, le 10eme BCS s'evertuait a regrouper et a stocker une veritable avalanche d'armes et de munitions de tous genres, mais aussi de prelever, sur le terrain cette fois des materiels plus particulierement interessants.



Du 30 mai au 13 juin, ce seront au total 12 500 armes de l'AK47 au T64, en passant par les LRM, obusiers de 122 et plus de 200 tonnes de munitions de la bombe de 200 kgs a la cartoucherie, via les roquettes LRM qui auront ete deplacees, triees, stockees, voire pour certaines d'entre elles neutralisees ou detruites.
Son degre de preparation operationnelle, l'extreme motivation, le savoir-faire et la remarquable faculte d'adaptation de ses personnels mais aussi avouons-le, la surprenante resistance de se materiels souvent antediluviens ont permis au bataillon de remplir sans probleme la multitude des missions qui se sont enchainees, sur un tempo parfois effrene.